
Le gouvernement burkinabè poursuit sa dynamique de modernisation de l’administration publique et d’amélioration du climat des affaires. Réuni en Conseil des ministres le jeudi 18 juin 2026 sous la présidence du Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim Traoré, l’exécutif a adopté deux décrets majeurs destinés à simplifier les procédures administratives dans les domaines de l’urbanisme, de l’habitat et des infrastructures de transport. Présentés par le ministre de la Construction de la Patrie, Mikaïlou Sidibé, ces textes s’inscrivent dans la mise en œuvre du nouveau Code de l’urbanisme et de la construction adopté le 3 mars 2026. Ils traduisent la volonté des autorités de rendre les démarches administratives plus accessibles, plus transparentes et moins contraignantes pour les citoyens, les investisseurs et les entreprises du secteur.

Le premier décret porte sur la catégorisation et les modalités de délivrance des actes de construction. Selon le ministre, cette réforme répond à la vision du Président du Faso visant à améliorer la lisibilité des procédures administratives tout en réduisant les charges supportées par les usagers. « Le décret vise surtout à apporter de la lisibilité, simplifier et réduire les pièces exigées, les coûts ainsi que les délais relatifs au traitement des différents agréments », a expliqué Mikaïlou Sidibé à l’issue du Conseil des ministres. À travers ce nouveau dispositif, le gouvernement entend faciliter l’obtention des autorisations de construire, accélérer les projets immobiliers et encourager davantage les investissements dans le secteur du bâtiment et des travaux publics. Le second décret adopté concerne les conditions et modalités de délivrance, de renouvellement, de suspension et de retrait des agréments dans les domaines de l’urbanisme, de l’habitat et des infrastructures de transport. Ce texte vise à harmoniser l’ensemble du dispositif réglementaire encadrant les activités des professionnels du secteur.

Pour les autorités, cette réforme constitue un levier important pour renforcer l’efficacité administrative tout en créant un environnement plus favorable aux opérateurs économiques. Elle devrait notamment permettre aux petites et moyennes entreprises naissantes de mieux accéder aux opportunités offertes par le secteur de la construction. En facilitant l’accès aux agréments et en simplifiant les formalités administratives, le gouvernement ambitionne de stimuler l’entrepreneuriat, d’encourager l’investissement privé et de renforcer la participation des entreprises nationales à la réalisation des infrastructures de développement.

Avec l’adoption de ces deux décrets, le Burkina Faso réaffirme sa volonté de moderniser la gouvernance urbaine, d’améliorer la qualité des services publics et de soutenir le développement d’un secteur de la construction plus dynamique, plus compétitif et mieux adapté aux ambitions de transformation économique du pays.
FENOU MÉDIAS
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