SÉCURITÉ ROUTIÈRE ET PROPORTIONNALITE DES SANCTIONS : LE DÉPUTÉ LOUIS KOUKPEMEDJI PRÔNE LA FERMETÉ SANS SACRIFIER LES DROITS DES CITOYENS

SÉCURITÉ ROUTIÈRE ET PROPORTIONNALITE DES SANCTIONS : LE DÉPUTÉ LOUIS KOUKPEMEDJI PRÔNE LA FERMETÉ SANS SACRIFIER LES DROITS DES CITOYENS

Le Bénin se dote d’un nouveau code routier. La plénière de ce lundi 26 octobre 2026 à l’assemblée nationale aborde le sujet avec gravité. La sécurité routière ne saurait se construire au prix des libertés individuelles, pas plus que la protection des droits des citoyens ne saurait justifier la tolérance envers les comportements dangereux. C’est autour de cette exigence d’équilibre que l’honorable Louis Dèhoumon KOUKPEMEDJI a articulé son intervention, ce lundi 26 octobre 2026, à l’assemblée nationale, lors de l’examen du projet de loi portant code de la route en République du Bénin. Sous la présidence du professeur Joseph DJOGBENOU, président de l’institution parlementaire, le député de la 20ᵉ circonscription électorale a soutenu cette réforme portée par le gouvernement, tout en plaidant pour un dispositif rigoureux, proportionné et respectueux des garanties juridiques.

Saluant l’initiative gouvernementale et le travail de la commission des lois, de l’administration et des droits de l’homme, le parlementaire a rappelé la dimension profondément humaine de cette réforme. « Derrière les statistiques des accidents de la circulation se cachent des vies humaines perdues, des familles endeuillées, des personnes devenues handicapées », a-t-il souligné. Pour lui, la modernisation de la législation routière doit avant tout contribuer à réduire le coût humain des accidents et à renforcer la responsabilité des usagers.

Le député Louis Dèhoumon KOUKPEMEDJI a notamment relevé trois avancées du texte : une meilleure protection des piétons, particulièrement des personnes à mobilité réduite, la protection des personnes qui portent secours aux victimes d’accidents et le renforcement des obligations de sécurité des conducteurs et des passagers, notamment le port du casque et de la ceinture de sécurité. « Ces innovations témoignent de notre volonté collective de placer la protection de la vie humaine au cœur de notre législation », a-t-il déclaré.

Toutefois, le député a insisté sur la nécessité de concilier la fermeté contre l’incivisme routier avec le respect des droits des citoyens. Il entend ainsi soumettre, lors de la discussion particulière du texte, des propositions visant à mieux encadrer le retrait du permis de conduire et les sanctions contraventionnelles. L’objectif est de garantir la proportionnalité des sanctions, la sécurité juridique des procédures et la protection des usagers contre d’éventuelles décisions excessives. Pour l’élu, la loi doit sanctionner les comportements dangereux sans renoncer aux principes d’équité et de justice.

Au-delà de la répression, le parlementaire a plaidé pour une politique soutenue de sensibilisation, d’éducation routière et d’aménagement d’infrastructures adaptées. « La sanction, à elle seule, ne saurait garantir durablement la sécurité sur nos routes », a-t-il rappelé, soulignant ainsi la nécessité d’associer l’autorité de la loi à la prévention et à la responsabilisation des usagers.

En réaffirmant son soutien au projet de loi, l’élu du peuple défend une réforme qui conjugue discipline routière, justice et protection des libertés individuelles. Pour lui, l’efficacité du futur code de la route ne se mesurera pas uniquement à la sévérité des sanctions, mais surtout à sa capacité à prévenir les drames, à protéger chaque usager et à sauver durablement des vies humaines.

FENOU MÉDIAS
Près de vous, Près des faits !

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