Le gouvernement burkinabè a frappé fort contre les atteintes à la probité au sein des forces de sécurité. Réuni en Conseil des ministres ce jeudi 18 juin 2026 sous la présidence du Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim Traoré, l’exécutif a entériné la révocation de deux agents de la Police nationale reconnus coupables de détournement de deniers publics. Selon les informations rendues publiques à l’issue de la session gouvernementale, les faits concernent un montant de 45 216 000 francs CFA destiné à la prise en charge des opérations de l’Unité Mobile d’Intervention de la Police nationale basée à Koin, dans la région des Bankui.

Les agents sanctionnés sont le Lieutenant de police Tiao B. Nicolas, chef du service administratif et financier de la Direction régionale de la Police nationale des Bankui, et le Sergent-chef de police Ilboudo Pawentoré Marcelin, responsable de la logistique au sein de cette même structure. Face à la gravité des faits reprochés aux deux fonctionnaires, le Conseil des ministres a approuvé leur révocation conformément aux dispositions de la loi portant statut du cadre de la Police nationale ainsi qu’au règlement de discipline générale de l’institution. Pour les autorités burkinabè, cette décision s’inscrit dans une dynamique de renforcement de la gouvernance publique et de lutte contre les actes de corruption et de mauvaise gestion des ressources de l’État. Elle traduit également la volonté du gouvernement de promouvoir une administration fondée sur l’intégrité, la responsabilité et l’exemplarité.


Cette sanction intervient dans un contexte où les autorités de la Transition multiplient les initiatives visant à assainir la gestion publique et à renforcer la confiance des citoyens dans les institutions de la République. En prenant cette décision, le gouvernement adresse un signal fort à l’ensemble des agents publics : aucun manquement aux principes de bonne gouvernance et de gestion rigoureuse des ressources nationales ne saurait rester impuni.La révocation de ces deux policiers apparaît ainsi comme une illustration de la détermination des pouvoirs publics à faire respecter les règles d’éthique et de discipline au sein des forces de défense et de sécurité, considérées comme des piliers essentiels de la stabilité et de la protection de l’État.
FENOU MÉDIAS
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