Côte-d’Ivoire : 1800 enseignants recrutés en mathématiques et Physique-chimie, 150 000 à 175 000 FCFA de salaire pendant 2ans avant d’être reversés en APE

Côte-d’Ivoire : 1800 enseignants recrutés en mathématiques et Physique-chimie, 150 000 à 175 000 FCFA de salaire pendant 2ans avant d’être reversés en APE

Depuis le lundi 13 avril 2026, les 1800 enseignants contractuels recrutés en Mathématiques et en Physiques-chimie ont effectivement pris service sur toute l’étendue du territoire national, marquant ainsi le passage de la promesse à l’action. À peine sortis de deux semaines de formation pédagogique intensive, ces nouveaux acteurs du système éducatif sont désormais confrontés aux réalités des salles de classe, où se joue une part essentielle de l’avenir scientifique du pays.

Répartis dans les lycées et collèges selon leurs affectations, les 1300 enseignants de Mathématiques, formés au lycée technique et professionnel d’Ébimpé à Anyama, et les 500 enseignants de Physiques-chimie, issus du CAFOP de Yamoussoukro, ont entamé leurs premiers cours dans un contexte d’attente forte, tant de la part des élèves que des communautés éducatives. Cette entrée en fonction effective vient concrétiser les engagements pris par les autorités éducatives, qui entendent faire de ce recrutement massif un levier stratégique pour rehausser le niveau dans les disciplines scientifiques. Au cœur de cette dynamique, une ambition clairement affichée : former une génération de jeunes capables d’intégrer les filières d’excellence et de répondre aux besoins croissants en compétences techniques, scientifiques et industrielles.

Lors de sa visite aux enseignants en fin de formation, le ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de l’Enseignement technique, N’Guessan Koffi, avait insisté sur l’urgence et la responsabilité de leur mission. « Les élèves les attendent, les populations les attendent », avait-il martelé, appelant à une présence effective dès la date annoncée. Une consigne désormais respectée, avec des enseignants bel et bien présents devant les apprenants. Sur le plan des conditions, ces enseignants bénéficient d’un dispositif transitoire structuré : une rémunération mensuelle de 150 000 FCFA pour ceux des collèges et 175 000 FCFA pour ceux des lycées, avec en perspective une intégration à la Fonction publique après deux années de service. Un cadre incitatif qui vise à garantir stabilité et performance.

Sur le terrain, les premiers retours laissent entrevoir un engagement réel des enseignants, conscients de l’enjeu. Par la voix de leur porte-parole, Désirée Gnagne, ils avaient exprimé leur détermination à « travailler d’arrache-pied » pour améliorer le niveau des élèves en sciences, tout en incarnant des modèles d’excellence et de rigueur. Pour nombre d’entre eux, cette prise de fonction marque un tournant décisif, mettant fin à une période d’incertitude professionnelle. Elle inaugure surtout une mission exigeante : transmettre le savoir, susciter des vocations scientifiques et participer activement à la construction du capital humain.

Avec leur présence effective en classe depuis le 13 avril, ces 1800 enseignants ne symbolisent plus seulement une réforme en devenir, mais bien une transformation en marche. Un signal fort envoyé par l’État, qui fait le choix d’investir durablement dans l’éducation scientifique pour bâtir les compétences de demain.

FENOU MÉDIAS
Près de vous, Près des faits !

Partagez cet article
Actualités Education