Lutte contre les violences faites aux femmes au Bénin : Des filles adolescentes brisent le silence contre l’étirement des lèvres vaginales

Lutte contre les violences faites aux femmes au Bénin : Des filles adolescentes brisent le silence contre l’étirement des lèvres vaginales

Longtemps reléguée au silence au nom des traditions et des pesanteurs sociales, la pratique de l’étirement des lèvres vaginales est désormais publiquement dénoncée par des adolescentes de Lalo. Dans cette commune du département du Couffo, de jeunes filles ont décidé de porter le débat sur la place publique afin d’alerter sur une pratique qu’elles considèrent comme une atteinte à leur intégrité physique, à leur santé et à leurs droits fondamentaux. Le mercredi 13 mai 2026 dernier, leur plaidoyer a pris une dimension officielle à travers une séance de sensibilisation et d’échanges ayant réuni autorités locales, acteurs associatifs et responsables institutionnels autour de la question.

L’initiative a été portée par l’ONG Nouvelle Afrique dans le cadre du projet intitulé : « Étirement des lèvres vaginales des filles en territoire Tchi de la Commune de Lalo au Bénin : les filles brisent enfin le silence ». La rencontre s’est déroulée en présence de la Présidente de l’Institut National de la Femme, Huguette Bokpè Gnacadja, ainsi que des autorités administratives et communales du département du Couffo.

Au cours de la séance, les adolescentes concernées ont exprimé leurs préoccupations face à cette pratique traditionnelle qu’elles considèrent comme une atteinte à leur santé, à leur dignité et à leurs droits fondamentaux. Dans une déclaration adressée aux autorités, elles ont sollicité un engagement accru des institutions publiques et des leaders communautaires afin de lutter contre ce phénomène encore observé dans certaines localités. Selon les initiatrices du projet, cette démarche vise principalement à favoriser la libération de la parole autour d’un sujet souvent considéré comme tabou, tout en sensibilisant les communautés sur les conséquences physiques, psychologiques et sociales liées à cette pratique.

Prenant la parole à cette occasion, la Présidente de l’INF a réaffirmé la disponibilité de l’institution à accompagner toutes les initiatives de protection des filles et des femmes contre les violences et pratiques traditionnelles néfastes. Elle a insisté sur l’importance du dialogue communautaire, de l’éducation et de la sensibilisation pour faire évoluer les mentalités.

Cette séance de plaidoyer a également permis de renforcer la collaboration entre les structures de défense des droits des femmes, les autorités locales et les organisations communautaires engagées dans la promotion de la santé et de la dignité des filles. À travers cette mobilisation, les adolescentes de Lalo entendent désormais faire entendre leur voix et contribuer activement à la protection de leurs droits dans leur communauté.

FENOU MÉDIAS
Près de vous, Près des faits

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