Le Burkina- Faso poursuit la consolidation de sa réforme éducative à travers l’intégration progressive des activités pratiques dans les apprentissages scolaires. Dans ce cadre, le manuel de la ferme de l’école a été validé le mardi 23 juin 2026 à Ouagadougou, au cours d’un atelier réunissant les acteurs du secteur éducatif et agricole.

L’atelier a été présidé par le Ministre Secrétaire général de la Présidence du Faso et Coordonnateur national de l’Initiative présidentielle pour une Éducation de Qualité pour Tous (IPEQ), Dr Zakaria Soré. Cette initiative s’inscrit dans la vision portée par le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, qui entend faire de l’école un espace d’acquisition de connaissances, mais aussi de savoir-faire pratiques utiles au développement national. Selon Dr Zakaria Soré, les réformes engagées dans le secteur éducatif accordent désormais une place importante aux travaux manuels et à l’apprentissage par la pratique. Dans cette dynamique, la ferme de l’école apparaît comme un instrument privilégié pour rapprocher les apprenants des réalités de la production agricole tout en développant chez eux le goût de l’effort, du travail et de l’entrepreneuriat.

Le manuel validé servira de cadre de référence pour l’installation et la gestion des fermes scolaires dans les établissements publics et privés. Trois modèles sont prévus : la ferme agricole, la ferme mixte associant agriculture et pisciculture, ainsi que la ferme piscicole. Les infrastructures et équipements qui seront progressivement déployés permettront aux élèves de participer à des activités de production végétale, piscicole et de reboisement. Pour les responsables de l’IPEQ, cette réforme poursuit plusieurs objectifs. Au-delà de l’apprentissage technique, elle vise à favoriser la socialisation des jeunes, à renforcer leur sens des responsabilités et à développer leur culture du travail. Elle ambitionne également de déconstruire les stéréotypes et les préjugés qui continuent d’affecter les métiers agricoles, pourtant essentiels à l’économie nationale.

En familiarisant les élèves avec les activités de production dès leur jeune âge, les autorités espèrent susciter de nouvelles vocations et contribuer à l’émergence d’une génération davantage tournée vers l’innovation agricole et la création de richesses. L’agriculture est ainsi présentée comme un secteur d’avenir capable d’offrir des opportunités d’emploi et de participer durablement à la souveraineté alimentaire du pays. L’élaboration du manuel a mobilisé un large éventail d’acteurs, notamment les structures étatiques, les associations confessionnelles et religieuses intervenant dans le domaine éducatif ainsi que plusieurs organisations spécialisées dans le secteur agricole. Cette démarche participative témoigne de la volonté des pouvoirs publics de construire une réforme inclusive et adaptée aux réalités nationales.

À travers la ferme de l’école, le Burkina Faso entend ainsi jeter les bases d’une éducation davantage connectée aux besoins du pays, en faisant de l’établissement scolaire un véritable laboratoire d’apprentissage, de production et de transformation sociale.
FENOU MÉDIAS
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