Réuni ce jeudi 22 octobre 2026 sous la présidence du Chef de l’État, captaine Ibrahim TRAORÉ, le Conseil des ministres du Burkina Faso a adopté un décret portant création de l’Initiative présidentielle « Énergie pour Tous » , dénommée « Faso Wa-Fulu ». Évalué à plus de 2 800 milliards FCFA sur dix ans, ce programme ambitionne d’élargir l’accès à l’électricité à l’échelle nationale. La même session a également acté la création de la Société viticole du Burkina Faso (SOVIB), destinée à soutenir la transformation de la production viticole locale.
Le Burkina Faso entend accélérer sa politique d’accès à l’énergie. Au titre de la Présidence du Faso, le Conseil des ministres a adopté le décret portant création de l’Initiative présidentielle Énergie pour Tous, « Faso Wa-Fulu », une appellation en langue nationale san. Porté par le ministère en charge de l’Énergie, ce programme vise à généraliser l’accès à l’électricité d’ici à 2030.

D’un coût de plus de 2 800 milliards FCFA sur dix ans, l’initiative s’articule autour de quatre composantes : les Brigades d’électrification, l’Inclusion communautaire, l’Accès énergétique et la Souveraineté énergétique. Selon le ministre de l’Énergie, des Mines et des Carrières, Yacouba Zabré Gouba, le programme sera déployé en deux phases. La première sera consacrée à l’accélération de la prise en charge des besoins énergétiques, tandis que la seconde, également prévue sur cinq ans, visera à consolider les acquis.
À travers cette initiative, les autorités burkinabè affichent leur ambition de renforcer durablement l’accès des populations à l’électricité. La réalisation de cet objectif dépendra notamment de la mobilisation des ressources financières, du déploiement des infrastructures et de l’efficacité des mécanismes de mise en œuvre sur le terrain.

La Société viticole du Burkina Faso créée
Au titre du ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, le Conseil des ministres a également adopté un décret portant création de la Société viticole du Burkina Faso (SOVIB), une société d’économie mixte à participation publique majoritaire. Dotée d’un capital initial d’un milliard FCFA, la société sera détenue à 45 % par l’État burkinabè, à 10 % par BRAFASO et à 45 % par le secteur privé burkinabè. Selon le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Serge Gnaniodem Poda, cette structure doit contribuer à la création de centaines d’emplois et à la transformation des raisins produits au Burkina Faso.
L’unité industrielle sera implantée à Bobo-Dioulasso et nécessitera un investissement estimé à environ 9,8 milliards FCFA. Le projet vise à renforcer la valorisation de la production viticole nationale grâce à sa transformation industrielle. À travers ces deux décisions, le Conseil des ministres du 22 octobre 2026 met en avant deux priorités : l’élargissement de l’accès à l’électricité et le développement de la transformation industrielle. Deux ambitions dont les retombées dépendront de la concrétisation des investissements annoncés et de leur capacité à répondre aux besoins des populations et de l’économie burkinabè.
FENOU MÉDIAS
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