Parti Les Démocrates : Un arbre sans feuillage, accablé par l’ombre de sa disparition !

Parti Les Démocrates : Un arbre sans feuillage, accablé par l’ombre de sa disparition !

Le parti Les Démocrates, autrefois fleuron de l’opposition béninoise, s’enfonce dans une crise sans précédent. La désignation de Nourénou Atchadé comme président à l’issue du conseil national des 22 et 23 mars 2026, loin de rétablir la sérénité, illustre davantage les fractures internes et l’incertitude politique qui planent sur le parti à quelques semaines de la présidentielle d’avril 2026. Depuis plusieurs mois, le parti est vidé de ses forces vives. Plus rien ne tient ce parti debout. Avant même la démission de Boni Yayi, plusieurs députés avaient quitté le navire, sapant la cohésion et la légitimité du groupe parlementaire.

Le phénomène Eblibou, incarné par le député Michel Sodjinou, avait déjà mis en lumière les luttes de leadership et les ambitions personnelles qui minent le parti. À cela s’ajoutent la récente démission du secrétaire à la communication Guy Mitokpè et le retrait du candidat Agbodjo de la présidentielle, laissant le parti sans représentant officiel pour avril 2026. La ferveur populaire, jadis vivace, a drastiquement baissé. Les militants, démobilisés et démotivés, semblent désormais étrangers au projet collectif. Comme le rappelait Mahatma Gandhi, « un peuple qui ne se sent pas écouté finit par se détourner de la cause qu’on lui propose ».

Éric Houndété demeure une figure centrale et stratégique du parti. Homme incompris et toujours torturé moralement, il subit depuis des mois frustrations et pressions internes qui pourraient le pousser à tourner le dos au parti, laissant un vide irréversible. Les batailles géopolitiques et les querelles de leadership ont fragilisé l’organisation à un point où sa survie dépend désormais d’individus plutôt que d’une stratégie collective. Comme le soulignait Napoléon Bonaparte, « le courage n’est pas de ne jamais tomber, mais de se relever après chaque chute ». La décision du vice-président Éric Houndété pourrait décider du sort ultime du parti : survie fragile ou effondrement complet.

Nourénou Atchadé, propulsé à la tête du parti malgré l’opposition de certains cadres, hérite d’un mandat délicat. Son rôle est double : stabiliser un parti exsangue et préparer une stratégie électorale à peine envisageable dans un contexte de défiance interne et de départs successifs. Mais la réalité est que sans candidat, sans ferveur populaire, et avec un parti désormais fragilisé, l’avenir des Démocrates apparaît plus que jamais incertain.

En définitive, cette désignation ne résout rien. Elle met en lumière une opposition fragmentée, où les ambitions personnelles et les rancunes anciennes pèsent plus lourd que la stratégie collective. Les Démocrates sont à la croisée des chemins : reconstruire ou se dissoudre dans le silence politique que leur désertification interne laisse pressentir. Comme le disait Alexis de Tocqueville, « une nation est condamnée à l’oubli si ses institutions ne se renouvellent pas et ne s’adaptent pas aux épreuves de son temps ». Aujourd’hui, le parti ressemble à un arbre sans feuillage, dépouillé par les luttes internes et l’oubli du peuple, où chaque militant et cadre doit décider s’il s’accroche ou cherche un nouvel avenir politique ailleurs.

FENOU MÉDIAS
Près de vous, Près des faits !

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