Société et méritocratie  : Christhelle Houndonougbo Alioza pose un diagnostic profond et appelle à la réhabilitation des valeurs sociétales 

Société et méritocratie  : Christhelle Houndonougbo Alioza pose un diagnostic profond et appelle à la réhabilitation des valeurs sociétales 


Alors que le mois d’août s’ouvre avec ses promesses et ses incertitudes, une voix engagée s’élève pour appeler à une prise de conscience collective : celle de la valeur du mérite. Dans un monde dominé par la vitesse, l’apparence et les raccourcis, cette qualité discrète mais essentielle semble reléguée au second plan. Pourtant, sans mérite, rien de grand ne se construit durablement. Dans une tribune puissante intitulée « Le mérite : socle des grandeurs vraies et des victoires durables », la militante du leadership féminin, présidente de la Dynamique CHA, signe une réflexion profonde sur la nécessité de réhabiliter cette valeur fondatrice. Elle y rappelle que le mérite ne fait pas de bruit, mais il élève, il bâtit, il transforme en silence les destins et les nations.

Une valeur discrète mais essentielle

S’appuyant sur les mots de Victor Hugo, Jean-Jacques Rousseau ou encore Confucius, l’amazone Christhelle Houndonougbo Alioza fait l’éloge d’un mérite qui ne s’achète pas, ne se proclame pas, mais se gagne à la force de l’effort, dans la fidélité aux valeurs, dans la patience du progrès. C’est une qualité qui échappe aux projecteurs mais qui façonne les hommes et les femmes de valeur.Pour illustrer sa réflexion poignante, elle cite Angélique Kidjo, icône musicale béninoise de renommée mondiale. Derrière les Grammy Awards et la reconnaissance planétaire, il y a, rappelle a-t-elle, des années de travail acharné, de refus, de doutes et de discipline. « Son succès est l’écho éclatant d’un mérite profond », écrit-elle sur sa page Facebook. Une manière d’incarner le mérite non seulement par le talent, mais aussi par l’authenticité et la fidélité aux racines.

Les héros de l’ombre

Mais la patronne de la Dynamique CHA ne s’arrête pas aux figures publiques. Elle rend aussi hommage aux héros anonymes : la mère qui se lève tôt pour nourrir ses enfants, le jeune diplômé qui refuse la corruption, la fille des campagnes qui brave les kilomètres pour aller à l’école, ou encore l’enseignant passionné qui transmet sans récompense. Ces figures ordinaires sont, selon elle, les véritables piliers de la société, les gardiens silencieux d’un avenir durable. Elle met en garde contre la tentation du gain facile et de la reconnaissance immédiate, soulignant que l’on peut parfois accéder aux sommets sans effort, mais que l’on n’y reste jamais sans valeur. C’est en cela que le mérite devient un garde-fou contre l’illusion, une exigence contre le déclin.

Une invitation à l’engagement éthique

La tribune est aussi un appel à l’action : réapprendre à célébrer le mérite, à le promouvoir dans les écoles, les entreprises, les institutions. Car une société qui ignore le mérite, prévient-elle en citant Confucius, finit par sombrer dans le chaos. En cette période de transition de mois, Christhelle Houndonougbo Alioza invite chacun à une introspection « Et si nous profitions de cette fin de juillet pour prendre une décision personnelle et collective : ne plus tricher avec nous-mêmes ? Choisir l’effort. Privilégier la lenteur féconde à la vitesse superficielle. »

Vers une société du mérite

Ce plaidoyer résonne à une époque où les injustices sociales, le favoritisme et l’instantanéité ont fragilisé la confiance dans les institutions, les familles, les communautés, les organisations et sapé la motivation des jeunes. Redonner au mérite sa juste place, c’est rebâtir les fondations de la justice, de l’équité et de l’espérance. « Les vraies victoires ne se volent pas, ne se décrètent pas. Elles se méritent », conclut-elle avec force. Dans ce monde en perte de repères, choisir le mérite devient un acte de courage et de noblesse.

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