Conseil des ministres au Burkina- Faso : Le prix de l’eau potable chute de 500 FCFA/m³ à 188/m³ FCFA

Conseil des ministres au Burkina- Faso : Le prix de l’eau potable chute de 500 FCFA/m³ à 188/m³ FCFA

Réuni ce jeudi 02 avril 2026 sous la présidence du Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim Traoré, le Conseil des ministres a adopté des décisions majeures à fort impact social. En première ligne, une réforme historique de la tarification de l’eau potable, désormais harmonisée à 188 FCFA/m³ sur l’ensemble du territoire, contre des niveaux pouvant atteindre 500 FCFA/m³ en milieu rural. Parallèlement, le gouvernement a engagé un plan d’apurement de plus de 35 milliards FCFA pour solder le passif social de l’Agence nationale de gestion des soins de santé primaire (AGSP).

Selon le porte-parole du gouvernement, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, ces mesures traduisent la volonté des autorités de corriger les inégalités et de renforcer l’accès équitable aux services de base dans le cadre de la Révolution progressiste populaire.

Portée par le ministre d’État en charge de l’Eau, Ismaël Sombié, la réforme adoptée consacre la gestion nationale de l’eau potable par l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA) et introduit une tarification sociale uniforme. Désormais, le prix du mètre cube d’eau pour la tranche sociale (tranche 1) est fixé à 188 FCFA, aussi bien en milieu urbain que rural, mettant fin à une disparité jugée injuste, les populations rurales souvent les plus vulnérables payant jusqu’ici près de trois fois plus cher que celles des villes.

Dans le secteur de la santé, le ministre Robert Lucien Jean-Claude Kargougou a présenté un état des lieux du passif social de l’AGSP, évalué à plus de 35 milliards FCFA. Le Conseil a validé un plan d’apurement étalé sur sept mois, de début avril à fin octobre 2026. La mise en œuvre de ce plan reposera sur une équipe pluridisciplinaire associant la Primature, les ministères concernés et des représentants des travailleurs, dans une approche participative, rigoureuse et exhaustive visant à solder définitivement cette dette sociale.

À travers ces décisions, les autorités burkinabè réaffirment leur engagement en faveur de la justice sociale. Entre la baisse du coût de l’eau potable et l’assainissement des passifs dans le secteur de la santé, le gouvernement entend poser les bases d’un accès plus équitable aux services essentiels et d’une amélioration durable des conditions de vie des populations.

FENOU MÉDIAS
Près de vous, Près des faits !

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