Adjohoun a vécu ce week-end un moment fort historique. La première édition du Festival des Cultes Endogènes et Zangbéto, placée sous le haut parrainage de Sa Majesté Signon Adékiloumon, Roi central de la vallée de l’Ouémé, et organisée par l’Association des Cultes Endogènes et Zangbéto de la Vallée de l’Ouémé (ACEZAVO-Bénin), a transformé la commune d’Adjohoun en épine dorsale de la renaissance culturelle du Bénin.

Pendant trois jours, Adjohoun s’est animé au rythme des tambours et des invocations. Les Zangbéto, gardiens mystiques de la paix et de l’ordre, ont offert des spectacles spectaculaires, où discipline rituelle et puissance spirituelle se mêlaient pour révéler l’âme profonde des traditions locales. Les rois, dignitaires vodun, prêtres et fidèles venus de toute la vallée ont participé à une célébration qui alliait spiritualité, culture et mémoire ancestrale.

Dans son discours , le roi Signon Adékiloumon a souligné que « Ce festival dépasse la simple festivité. Il affirme notre souveraineté culturelle. Les Zangbéto ne sont pas un folklore , ils incarnent une institution sociale, spirituelle et judiciaire, au service du peuple et de la paix dans nos communautés. »

Le Secrétaire général de l’ACEZAVO-Bénin a expliqué la genèse de cette initiative « Il était nécessaire de créer un creuset où toutes les sensibilités des cultes endogènes peuvent se retrouver, partager et valoriser notre patrimoine. Ce festival est le signe que la vallée de l’Ouémé est le cœur vivant de la culture béninoise. »

Les participants ont pu prendre part à des panels et conférences explorant le rôle méconnu des Zangbéto dans la régulation sociale, la prévention des conflits et la transmission des valeurs communautaires. Les jeunes, fascinés par cette spiritualité vivante, ont exprimé leur volonté de s’approprier cet héritage et de le transmettre aux générations futures.

Fort du succès de cette première édition, l’ACEZAVO-Bénin prépare déjà une deuxième édition d’envergure, avec un renforcement des partenariats institutionnels et une ouverture sur la coopération internationale.
« Rien ne pourra nous détourner de notre objectif : faire rayonner notre culture, préserver nos traditions et renforcer notre identité. La CésAV Bénin est au service de la culture, de la paix et de l’émergence du Vodun dans tout le pays », a insisté le roi Signon.

À la fin du festival, Adjohoun s’affirme comme un pôle majeur de renaissance culturelle, un lieu où traditions et modernité dialoguent pour écrire une nouvelle page du patrimoine béninois. Sous le regard du roi et grâce à l’action structurée de l’ACEZAVO-Bénin, la vallée de l’Ouémé devient un symbole d’unité, de fierté et de résilience culturelle.

Lorsque les derniers tambours se sont tus, un silence respectueux a enveloppé la vallée. Les ancêtres semblaient veiller, satisfaits de voir leur héritage préservé et porté vers l’avenir. Adjohoun, éveillée et fière, se tient désormais comme le cœur battant d’une culture béninoise vivante, prête à illuminer les générations à venir. Et c’est un pari gagné pour le Roi Signon et son association .
FÊNOU MEDIAS
Près de vous, Près des faits !