Assemblée Nationale: Dr Louis Vlavonou plaide pour une intégration africaine fondée sur la fraternité des peuples

Assemblée Nationale: Dr Louis Vlavonou plaide pour une intégration africaine fondée sur la fraternité des peuples

Accueillant son homologue sénégalais, Malick N’Diaye , à l’occasion de l’ouverture solennelle de la dernière session parlementaire au titre de la 9ème législature, le président de l’Assemblée nationale du Bénin a livré une réflexion d’une rare profondeur sur le destin africain. Entre hommage à l’amitié sénégalo-béninoise et critique lucide du panafricanisme de façade, Dr Louis Vlavonou esquisse la voie d’une intégration par la fraternité réelle des peuples.

L’autorité parlementaire a élevé le débat au-delà des frontières béninoises pour interroger l’avenir du continent africain. Dans un ton empreint d’histoire et de fraternité, il a rappelé les liens profonds qui unissent le Bénin et le Sénégal, deux nations sœurs façonnées par une mémoire commune et une culture de dialogue. « Nos peuples ont été liés par la douleur de l’histoire, mais aussi par la noblesse de la résistance et la grandeur du pardon », a-t-il souligné.

Revenant sur les idéaux de figures tutélaires comme Nkrumah, Keïta et Senghor, Dr Louis Vlavonou a livré une réflexion sans complaisance sur les difficultés d’une intégration africaine restée trop longtemps prisonnière des discours officiels. « Nos dirigeants peinent à transcender les égoïsmes d’État pour bâtir un véritable destin commun. Tant que la confiance entre nations restera une rhétorique diplomatique plutôt qu’une pratique concrète, l’Afrique restera fragmentée. » a-t-il indiqué.

Dans son discours particulièrement inspirant, le président du Parlement béninois a convoqué la dialectique hégélienne du maître et de l’esclave pour illustrer la rivalité sourde entre certains États africains « Derrière les poignées de main convenues se cachent parfois les tensions de la défiance et du repli. »

Dr Louis Vlavonou a donc plaidé pour un renversement de perspective : construire l’unité africaine non plus « par le haut », à travers les institutions, mais « par le bas », à partir des peuples, des échanges culturels, des solidarités concrètes et des valeurs partagées. Car, dira -t-il « Ce n’est qu’en retrouvant le sens de notre fraternité vécue, celle des marchés, des frontières et des traditions communes, que nous donnerons chair à notre rêve d’intégration.»

Ce plaidoyer lucide et ambitieux s’inscrit dans la tradition des grands penseurs africains pour qui la liberté n’a de sens que si elle s’accompagne de solidarité.
Depuis son perchoir du chef de l’institution parlementaire, DrLouis Vlavonou a ainsi rappelé que le panafricanisme du XXIᵉ siècle ne se décrète pas , il se construit, humblement, à hauteur d’homme.

FÊNOU MEDIAS
Près de vous , Près des faits !

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