La Cour constitutionnelle du Bénin a officiellement entériné, ce lundi 19 janvier 2026, les résultats provisoires des élections législatives du 11 janvier dernier, tels que proclamés le 17 janvier par la Commission électorale nationale autonome (Céna). Réunie en audience solennelle, la haute juridiction a ainsi mis un terme au processus électoral, ouvrant la voie à l’installation de la 10ᵉ législature de l’Assemblée nationale.
Dans sa décision, la Cour a confirmé un taux de participation nationale de 36,74 %, chiffre qui s’inscrit dans le contexte des réformes politiques et institutionnelles ayant profondément restructuré le paysage partisan béninois. Cette donnée, bien que diversement appréciée dans le débat public, n’a soulevé aucune irrégularité de nature à affecter la sincérité du scrutin.

À l’issue de la répartition des sièges, l’Union Progressiste le Renouveau (UPR) s’impose comme la première force parlementaire avec 60 députés, tandis que le Bloc Républicain (BR) obtient 49 sièges. Les deux partis de la mouvance présidentielle se partagent ainsi l’ensemble des 109 sièges de l’Assemblée nationale, consacrant une majorité parlementaire homogène issue des urnes.
La Cour constitutionnelle a rappelé que cette configuration résulte de l’application stricte des dispositions du nouveau code électoral, notamment l’exigence du seuil de 20 % des suffrages exprimés dans chacune des 24 circonscriptions électorales. Seules ces deux formations politiques ont réussi à franchir ce seuil sur l’ensemble du territoire national, condition déterminante pour accéder à la répartition des sièges.
À l’inverse, les autres partis politiques en lice, notamment Moele-Bénin, Les Démocrates et la Force Cauris pour un Bénin Émergent (FCBE), n’ont pas atteint ce seuil légal dans les circonscriptions requises. Cette situation les exclut de facto de la nouvelle Assemblée nationale et confirme une bipolarisation accrue du champ politique autour des deux grandes formations de la majorité présidentielle.

La haute juridiction a par ailleurs précisé que les partis politiques et candidats disposent d’un délai de dix jours pour introduire d’éventuels recours relatifs aux résultats validés. Sauf contentieux majeur, les députés élus de la 10ᵉ législature seront officiellement installés le 08 février 2026.
Par cette décision, la Cour constitutionnelle réaffirme son rôle de garante de la légalité électorale et de la stabilité institutionnelle. Elle consacre l’ordre parlementaire issu des urnes et ouvre un nouveau cycle législatif, placé sous le signe de la continuité républicaine, de la gouvernance institutionnelle et du débat sur l’évolution du pluralisme démocratique au Bénin.
FENOU MÉDIAS
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