Le Conseil des ministres tenu ce jeudi 29 janvier 2026,sous la présidence du capitaine Ibrahim TRAORÉ, restera comme l’un des tournants politiques majeurs de la Transition burkinabè. Au menu des décisions adoptées figure la dissolution de l’ensemble des partis et formations politiques, une mesure d’envergure qui consacre la volonté des autorités de rompre avec les pratiques du passé et d’engager une refondation radicale de l’État.

Au titre du Ministère de l’Administration territoriale et de la Mobilité, le Conseil a adopté un décret portant dissolution des partis et formations politiques ainsi qu’un projet de loi abrogeant les textes encadrant leur fonctionnement, leur financement et le statut du Chef de file de l’opposition. Pour le gouvernement, cette décision s’appuie sur un diagnostic approfondi du système partisan, jugé responsable de nombreuses dérives ayant alimenté la division des citoyens, affaibli la cohésion nationale et vidé l’engagement politique de son sens républicain.

Selon le Ministre d’État Émile ZERBO, la prolifération des partis politiques a contribué à la fragmentation du tissu social et à l’inefficacité de l’action publique. La dissolution des formations politiques vise ainsi à assainir l’espace politique, à préserver l’unité nationale et à ouvrir la voie à un nouveau modèle de gouvernance, fondé sur l’intérêt général et la responsabilité collective. Le décret précise que le patrimoine des partis dissous est dévolu à l’État, tandis que les projets de loi seront transmis à l’Assemblée législative de transition dans les meilleurs délais.

Au-delà de cette décision politique majeure, le Conseil des ministres a également adopté d’autres mesures structurantes pour l’avenir du pays. Parmi elles figure l’adoption du Plan RELANCE, nouveau référentiel national de développement pour la période 2026-2030, présenté par le Ministre de l’Économie et des Finances, Dr Aboubakar NACANABO. Évalué à 36 000 milliards de francs CFA, ce plan ambitieux repose principalement sur des ressources souveraines et s’articule autour de quatre piliers stratégiques, notamment la sécurité, la refondation de l’État, le développement du capital humain et la transformation structurelle de l’économie.

À travers ces décisions, le gouvernement affirme sa détermination à bâtir un État plus fort, plus cohérent et plus souverain. La dissolution des partis politiques, placée au centre de cette dynamique, apparaît comme le socle d’une nouvelle architecture politique appelée à soutenir les ambitions de sécurité, de stabilité et de développement portées par la Transition.
FENOU MÉDIAS
Près de vous, Près des faits !