Le dimanche qui aurait pu plonger le Bénin dans l’incertitude restera finalement comme une journée de lumière, où la République a montré son véritable visage : solide, vigilante, unie et jalouse de sa paix. Alors qu’un groupuscule tentait, ce dimanche 07 décembre 2025, d’ébranler les fondements constitutionnels, la réaction de l’armée, des institutions, des populations et même de pays voisins a révélé quelque chose de plus profond que la simple maîtrise d’un incident. Le Bénin est une Nation qui refuse catégoriquement la violence politique.

Dès les premières heures, un frisson a parcouru le pays, mais pas celui de la peur. C’était un sursaut, un refus instinctif. À Zogbodomey, un vieux cultivateur, les yeux encore rouges d’émotion, déclarait « On a connu la paix longtemps. Que personne ne vienne gâter ça. Si quelqu’un veut diriger, il n’a qu’à passer devant nous, devant les urnes. » À Bohicon, une jeune mère, tenant son enfant au dos, ajoutait « Même si on n’est pas riches, on a la tranquillité. Et la tranquillité, c’est plus précieux que tout. »

Très vite, les témoignages se sont multipliés partout dans le pays. À Cotonou, un conducteur de taxi-moto confiait « Nous ne voulons pas du bruit des armes. Nous voulons les bruits du travail. » À Parakou, un étudiant proclamait « Le Bénin, c’est la démocratie. Pas le chaos. » Ces voix du quotidien ont parlé avec une force qui a résonné plus fort que n’importe quel discours officiel. Le peuple, spontanément, a déploré et condamné cette entreprise par un réflexe instinctif. Il s’agit de protéger la stabilité qu’il a chèrement construite.

Dans le même élan, les forces politiques, toutes tendances confondues ainsi que les présidents Adrien Houngbédji, Boni Yayi, Nicéphore Soglo sont sorties de leur silence pour condamner unanimement cette vilaine entreprise d’un groupuscule de militaires. Des déclarations de condamnation du coup d’État déjoué et du soutien au chef de l’État, témoignent de ce que le Bénin n’acceptera jamais que sa destinée soit capturée par la violence. Cette convergence politique inhabituelle a renforcé l’impression que l’attaque visait tout le monde, sans distinction, et que la riposte devait être collective, nationale et totale.

La réaction de l’armée, ferme et disciplinée, a ajouté une couche supplémentaire de stabilité. Sans excès, sans panique, sans improvisation, les forces républicaines ont démontré qu’elles ne sont pas un instrument de manipulation, mais une institution de protection, fidèle à la Constitution et à la souveraineté du peuple. Leur sang-froid a évité au pays un scénario d’escalade. Mais cette victoire n’a pas été obtenue sans coût. Des vies ont été perdues dans cet épisode, rappelant que, même lorsqu’elle échoue, la violence laisse des plaies. La Nation entière s’incline devant leur mémoire, et leur sacrifice doit être inscrit dans l’histoire comme un rappel douloureux de ce qu’un putsch représente une menace directe contre la paix, la vie et l’avenir des familles béninoises.
L’élan de solidarité citoyenne a rejoint une mobilisation politique encore plus large. Des rassemblements spontanés s’organisent dans plusieurs localités pour exprimer le rejet du chaos. À Abomey-Calavi, un enseignant expliquait« On peut être d’accord ou pas avec les politiques, mais ce pays avance. Et un État qui avance, on ne l’attaque pas par la violence. On le corrige par les élections, pas par les fusils. » À Natitingou, une étudiante lâche « Ce président a des défauts comme tous les dirigeants, mais il a mis le pays sur une voie claire. Qu’on le soutienne ou non, on doit protéger la République. » La solidarité internationale n’a pas tardé. Le Nigéria, puissance régionale et partenaire stratégique du Bénin ainsi que la Côte d’Ivoire ont aussi exprimé leur soutien ferme au Bénin en dépêchant une partie de leurs militaires.

Le Bénin a gagné cette bataille, mais elle doit servir d’enseignement. Les événements rappellent que la vigilance doit être permanente, que la protection du territoire et des institutions doit être renforcée, et que les failles révélées par cette tentative doivent être comblées. La République ne peut tolérer ni complaisance ni naïveté. C’est pourquoi un appel respectueux mais clair s’élève vers le chef de l’État : tirer toutes les leçons nécessaires, renforcer encore la sécurité nationale, consolider les mécanismes de prévention des crises et assurer que le Bénin demeure un havre de stabilité dans une région tourmentée. Les citoyens, dans leur immense majorité, souhaitent que cet épisode serve de déclencheur pour une vigilance accrue, une meilleure anticipation et une résilience nationale encore plus grande.
Ce dimanche restera dans l’histoire comme le jour où la République a été défiée… et où elle s’est levée avec toute sa force. Un État debout, un peuple uni, une armée exemplaire, des voisins solidaires, une classe politique rassemblée. Et au centre de cette cohésion, un principe non négociable : la souveraineté du peuple, exprimée par les urnes, protégée par la loi, consolidée par la paix.
FÊNOU MEDIAS
Près de vous, Près des faits !