Le député suppléant de la 8ᵉ circonscription, CHABI-BARKA Bekourou Nadjibh, claque la porte du Parti Les Démocrates. Dans sa lettre de démission adressée au président Boni Yayi, il pointe du doigt une hostilité née de sa proximité avec le vice-président Éric Houndété, et dénonce des exclusions arbitraires et règlements de comptes internes.

« Cette décision, bien que difficile, s’impose à moi en raison de faits répétés et regrettables », écrit-il, avant de marteler « Je ne peux plus évoluer sereinement au sein du Parti Les Démocrates ». Selon lui, sa relation avec le VP Eric Houndété a été perçue comme une menace par certains responsables, notamment son titulaire l’honorable Worouçoubou Habib, et la coordination communale de Tchaourou. Cette tension aurait débouché sur son exclusion des listes de candidature aux dernières élections communales, « sans justification objective ni débat interne ».

Il dénonce des pratiques « contraires aux principes de démocratie interne et de respect mutuel » et précise « Ma loyauté envers les idéaux démocratiques et mon engagement pour le développement de ma circonscription ne sauraient être compromis par des considérations personnelles ou des rivalités internes ». Pour lui, cette démission est un acte de protestation contre une direction jugée autocratique, où affinités et rivalités personnelles l’emportent sur compétence et dialogue.

Pour Tchaourou, bastion historique des Démocrates, cette sortie crée un véritable tremblement de terre politique. CHABI-BARKA Bekourou Nadjibh conserve son engagement envers les valeurs républicaines et se dit prêt à continuer de servir la Nation, tout en marquant symboliquement sa rupture avec une hiérarchie qu’il juge dévoyée.
FÊNOU MEDIAS
Près de vous , Près des faits !