À quelques jours de l’élection présidentielle du 12 avril 2026, les principales organisations syndicales du Bénin franchissent un cap décisif. Dans une déclaration conjointe rendue publique à Cotonou, la CSA-Bénin, la COSI-Bénin, la CGTB, l’UNSTB et la CSPIB annoncent officiellement leur position, marquant ainsi une prise de responsabilité assumée dans le jeu démocratique national.

Dans un contexte social marqué par une dégradation progressive du climat de dialogue et un affaiblissement des mécanismes de concertation, les centrales syndicales dressent un constat sans équivoque. Elles évoquent notamment l’érosion des libertés syndicales, la perte de crédibilité des cadres de dialogue social et l’absence de réponses concrètes aux préoccupations des travailleurs. Face à cette situation jugée préoccupante, elles appellent à l’émergence d’un nouveau pacte social fondé sur la confiance, le respect mutuel et la co-construction des politiques publiques.

C’est dans cette dynamique qu’elles ont engagé des échanges directs avec les principaux acteurs de la compétition présidentielle. À l’issue de ces consultations, les organisations syndicales affirment avoir identifié, dans les engagements portés par le candidat Romuald Wadagni, une volonté claire de rupture avec les pratiques ayant contribué à fragiliser la confiance sociale. Elles estiment que cette orientation ouvre des perspectives crédibles pour la refondation du dialogue social au Bénin. En conséquence, les cinq centrales syndicales ont décidé d’apporter officiellement le soutien des travailleurs à la candidature du duo Wadagni–Talata. Une décision qu’elles présentent comme un acte de responsabilité historique, visant à contribuer activement à l’avènement d’un nouveau contrat social plus inclusif et plus équilibré.

Dans la foulée, elles lancent un appel solennel à l’ensemble des travailleuses et travailleurs de tous les secteurs d’activité à se mobiliser massivement le jour du scrutin. Elles insistent sur la nécessité d’un vote exprimé dans le calme, la discipline et le respect des principes démocratiques, afin de garantir une participation citoyenne exemplaire. Au-delà du choix électoral, les organisations syndicales soulignent l’enjeu de légitimité populaire qui découlera de cette mobilisation. Selon elles, un soutien massif en faveur du duo Wadagni–Talata constituerait un levier déterminant pour asseoir un pouvoir redevable aux aspirations du monde du travail et engagé dans la mise en œuvre d’un pacte social rénové.

Elles annoncent par ailleurs qu’un cadre structuré de ce nouveau pacte social est en cours de finalisation et sera soumis formellement, dans une logique de transparence et de redevabilité des engagements publics. Par cette prise de position, les centrales syndicales entendent clairement peser sur l’orientation du futur quinquennat.

Elles réaffirment leur disponibilité à accompagner toute dynamique politique fondée sur l’apaisement, la concertation permanente et un développement véritablement inclusif. Fidèles à leur rôle de veille sociale, elles assurent rester mobilisées, vigilantes et engagées aux côtés des travailleurs béninois, afin que les engagements annoncés ne restent pas lettre morte, mais se traduisent en actions concrètes au service du progrès social.
FENOU MÉDIAS
Près de vous, Près des faits !