La dynamique autour de Romuald Wadagni continue de se consolider à mesure que l’échéance présidentielle d’avril 2026 approche. Le candidat voit se structurer autour de lui un faisceau de soutiens à forte portée symbolique, notamment au sein de la famille du président Thomas Boni Yayi, précédemment chef des Démocrates. Interrogé par nos confrères de Jeune Afrique, le ministre de l’Économie et des Finances , candidat de la majorité présidentielle, revendique des relations empreintes de respect et de proximité avec les anciens chefs d’État béninois. « Mes rapports avec eux sont très bons. L’un et l’autre m’appellent “fiston” », confie-t-il, en référence à Nicéphore Soglo et à Boni Yayi. Il précise s’être rendu chez le président Boni Yayi dès l’annonce de sa désignation en tant que candidat de la majorité présidentielle afin de recueillir ses bénédictions, lesquelles bénédictions qu’il affirme avoir obtenues de l’ancien patron du parti Les Démocrates.

Mais au-delà de cette relation personnelle, c’est le positionnement politique de la famille Yayi qui marque un tournant. Après sa démission du parti Les Démocrates, Chabi Yayi a officiellement apporté son soutien à Romuald Wadagni. Un choix qu’il justifie par « une amitié de longues années », mais aussi par une convergence de fond. Selon lui, les réformes envisagées par le candidat concordent avec les idées qu’il a toujours proposées et défendues au sein de son ancien parti. Ce ralliement dépasse ainsi le cadre d’une simple proximité personnelle pour s’inscrire dans une adhésion assumée à une vision politique et à une orientation réformatrice jugée crédible.

Chabi Yayi exprime également une attente politique forte. Il affirme compter sur Romuald Wadagni pour œuvrer à la libération des personnalités politiques en délicatesse avec la justice, inscrivant son soutien dans une perspective d’apaisement du climat sociopolitique national. Dès lors, la convergence entre le père et le fils autour du candidat apparaît comme un signal politique majeur. Elle conforte l’idée d’un élargissement de la base de soutien de Romuald Wadagni, au-delà des clivages traditionnels.

Porté également par l’appui public de Nicéphore Soglo, le candidat se positionne progressivement comme une figure de synthèse. Son profil de technocrate, associé à son rôle central dans les réformes économiques récentes, renforce sa crédibilité auprès de divers segments de l’échiquier politique. À travers ces soutiens croisés, Romuald Wadagni construit une trajectoire qui mêle héritage politique, continuité réformatrice et ambition de rassemblement, dans une élection où les équilibres restent encore en pleine recomposition.
FENOU MÉDIAS
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