Prétendu malaise au sein du Bloc Républicain à Avrankou : Pour une conscience collective et une responsabilité partagée face à 2026 ! 

Prétendu malaise au sein du Bloc Républicain à Avrankou : Pour une conscience collective et une responsabilité partagée face à 2026 ! 

Au moment où le Bloc Républicain entame une phase stratégique de réorganisation de ses bases, un épisode de tensions internes autour de la tournée d’installation des sous-sections du parti s’alimente du côté de la commune d’Avrankou. Ce processus, destiné à renforcer la structure du parti et promouvoir un écosystème militant fort, suscite des réactions diverses, notamment de la part de certains conseillers communaux BR qui s’en estiment exclus. Une situation regrettable, mais qui invite à la lucidité politique. Mais de quoi s’agit-il en réalité ? Il est envisagé en effet, une tournée d’installation des sous-sections du parti dans toutes les communes. Pour les communes de la 20ème circonscription électorale, c’est prévu courant la première quinzaine du mois de Mai prochain. Or, il est question d’étoffer et de réajuster certaines sous-sections du fait de quelques défections ou dysfonctionnements constatés entre-temps. Voilà pourquoi, en tant que coordonnateur de toute la circonscription, l’honorable Mathias Kouwanou s’est fait le devoir d’anticiper en procédant au rétoffement dans la commune d’Avrankou avant l’arrivée de la délégation officielle. 

En vérité, toute organisation humaine, et plus encore politique, n’est jamais exempte de frustrations ni de conflits de leadership. La gestion de ces tensions doit être le miroir du niveau de maturité des militants et responsables. Ce n’est pas sur les réseaux sociaux que se règlent et doivent se régler ces différends internes. Cette méthode dessert plus qu’elle ne construit. Pire , ceux qui crient à l’exclusion en embouchant des vouvouzéla donnent l’impression d’être en mission pour déstabiliser le BR, du moins semblent ignorer les textes qui organisent le fonctionnement du parti. La politique, c’est  la résilience devant les coups et les incompréhensions, la capacité à transcender les divergences par le dialogue, l’humilité et l’engagement militant.

Entre 2020 et 2023, le BR dans cette même circonscription avait déjà connu de semblables remous : murmures, balbutiements, auto-flagellation. Le résultat fut amer : un seul député sur un total de cinq, un seul maire sur un total de cinq. Cette dure leçon aurait dû suffire à éviter de reproduire les mêmes erreurs à la veille des grands rendez-vous électoraux qui pointent à l’horizon. Il est suicidaire, pour chaque acteur, qu’il soit leader ou simple militant, de se laisser emporter par l’émotion, de fragiliser les fondements d’un parti pour des ambitions personnelles. La guerre des clans ne construit jamais, elle détruit.

Le député Mathias Kouwanou alias Akoma, souvent cité dans les critiques, reste pourtant l’un des plus proches de la base, parcourant la circonscription pour écouter, encourager et organiser. Son souci est justement de rendre le BR plus fort, plus structuré et plus préparé pour les joutes de 2026. Loin de l’image d’un homme aux allures de division , ceux qui le suivent de près savent combien il reste mobilisé et déterminé pour la cause commune. Le travail de terrain qu’il abat avec enthousiasme et dévouement, les nombreuses concertations qu’il mène dans l’ombre, illustrent une volonté constante de mettre le parti au-dessus de toute considération individuelle et clanique. 

De plus, il est injuste et absurde de parler d’exclusion dans un processus où sont impliqués des figures de poids du BR : le seul député BR qui est le coordonnateur de toute la 20ème circonscription électorale, le seul maire du parti dans la circonscription électorale, les coordonnateurs communaux Dah Hêfa Roland ,  Adigbonon Barthélémy ,  Osséni Rachidi, Boco Claude , la coordonnatrice des femmes BR Constantine Adandé,   de la 20ème circonscription. Tous sont leaders à degrés divers  du BR. Comment, dès lors, affirmer que le processus est unilatéral ou illégitime ?  Il est donc temps que chaque militant BR, chaque élu, chaque cadre, prenne conscience de l’enjeu collectif. Car à vouloir donner du crédit aux manipulations, à céder aux tentations de l’orgueil, on finit par dresser le lit à une victoire écrasante des partis adverses.

L’échec ou la victoire du Bloc Républicain dans la 20ème circonscription ne dépendra pas d’un seul homme, ni d’un seul courant. Elle reposera sur la capacité collective à faire front commun. Le député Mathias Kouwanou, le ministre conseiller Paulin Gbénou, le maire François Zannougbo, tous les conseillers communaux du BR, les personnalités comme Serge Ahissou, Roland Dah Hêfa,  les coordinations, les sections et sous-sections du parti,  tous partagent la même responsabilité historique.

Il ne s’agit pas de proclamer un leadership, mais de l’assumer vaillamment par un travail constant sur le terrain, dans la proximité et l’écoute, en affrontant avec intelligence les défis politiques de 2026. Ce n’est qu’à ce prix que le BR peut espérer écrire une nouvelle page glorieuse de son histoire. Ceux qui, en douce, comme des souris, rongent la cohésion interne, sapent la confiance et manipulent la loyauté des militants pour des desseins personnels se trompent profondément. Car au finish, c’est tout le monde qui perd. Le parti perd. La commune perd. Et chacun d’eux perd aussi.

Rien de bon ne pousse durablement dans un champ de discorde. Les victoires solides se bâtissent dans l’unité, la discipline, et le travail acharné. Il est encore temps de recoller les morceaux, de resserrer les rangs et de bâtir ensemble. Car ce n’est pas l’adversité qui tue un parti, mais l’indiscipline intérieure. La guerre de personne, la guerre de leadership, la guerre de clans, sont des poisons à éviter d’entretenir si l’on rêve de ratisser large et d’assurer une belle victoire au parti en 2026.

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