La perspective d’une nouvelle révision de la Constitution béninoise se précise. En marge de l’ouverture de la deuxième session ordinaire de l’année, ce vendredi, marquant la dernière session ordinaire de la 9ᵉ législature, les députés Natondé AKE et Assan SEÏBOU, respectivement présidents des groupes parlementaires Union Progressiste le Renouveau (UPR) et Bloc Républicain (BR), ont officiellement introduit une proposition de loi portant révision de la Constitution.

Selon les informations recueillies, cette initiative législative vise notamment à combler certaines insuffisances du dispositif institutionnel actuel, avec en ligne de mire la création d’un Sénat, nouvelle chambre parlementaire appelée à renforcer l’équilibre des pouvoirs et à valoriser l’expertise des anciens hauts responsables de la République.
Intervenant sur Radio Bip, le député Assan Seïbou a justifié la démarche en ces termes « Il y a quelque chose qui manquait dans le dispositif institutionnel du pays, ce qui fait que certaines questions sont réglées comme arrangement. Chaque fois qu’il y a une situation, nous faisons appel à nos anciens chefs d’État, à nos anciens responsables d’institutions, personnes-ressources d’expériences. Il faut trouver un creuset où ils peuvent se retrouver tous. Et ça s’appelle le Sénat. Nous ne pouvons pas terminer cette législature sans oser demander la révision de la Constitution pour que cet organe-là apparaisse. »

La proposition de loi a été affectée à la Commission des lois, de l’administration et des droits de l’homme par le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, pour étude approfondie avant son éventuelle inscription à l’ordre du jour des travaux parlementaires. Cette annonce relance le débat sur l’opportunité d’une nouvelle révision de la Loi fondamentale, après celle intervenue en novembre 2019. Si certains y voient une évolution naturelle du système institutionnel béninois, d’autres s’interrogent sur la pertinence et le timing de cette réforme, à l’approche des échéances électorales de 2026. Quoi qu’il en soit, le dépôt de ce texte marque une étape politique majeure, susceptible de redessiner les contours de la gouvernance au Bénin et de laisser une empreinte durable dans l’histoire de la 9ᵉ législature.
FÊNOU MEDIAS
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