L’émotion suscitée par la vidéo insoutenable montrant une jeune femme victime d’actes de torture par le feu à Ekpè, dans la commune de Sèmè-Kpodji, trouve un premier prolongement judiciaire. En un temps record, les investigations conduites par la Police Républicaine ont permis de mettre la main sur six individus soupçonnés d’être au cœur de cette affaire d’une rare cruauté.

Présentés ce mercredi 29 avril 2026 au Procureur spécial près la Cour de Répression des Infractions Économiques et du Terrorisme, les mis en cause ont été placés sous mandat de dépôt. Cette décision marque une étape clé dans la judiciarisation du dossier et envoie un signal clair quant à la fermeté des autorités face aux atteintes graves à l’intégrité physique et à la dignité humaine.

Au cœur de cette avancée, la contribution de la population apparaît déterminante. La diffusion de la vidéo, suivie d’une mobilisation massive et d’une collaboration active des citoyens, a permis d’accélérer le travail des enquêteurs et de remonter rapidement jusqu’aux présumés auteurs. Dans une communication officielle, le Directeur Général de la Police Républicaine a tenu à exprimer sa profonde gratitude à l’endroit de la communauté nationale pour son sens de responsabilité. Il a salué une synergie d’actions exemplaire, illustrant l’importance du partenariat entre les forces de sécurité et les populations dans la lutte contre la criminalité.

Réaffirmant sa mission régalienne, la Police Républicaine a insisté sur sa détermination à garantir la protection des personnes et des biens, à faire respecter la loi avec rigueur et à traduire devant les juridictions compétentes toute personne impliquée dans des actes de violence ou d’atteinte à la dignité humaine. Désormais entre les mains de la justice, le dossier d’Ekpè s’impose comme un signal fort : face aux dérives les plus graves, la réponse de l’État se veut rapide, coordonnée et implacable.
FENOU MÉDIAS
Près de vous, Près des faits !