À Porto-Novo, une lueur d’espoir s’allume pour la jeunesse notamment les jeunes adolescents, élèves, étudiants et apprenties. Sous l’égide de la Fondation Reine HANGBÉ, une initiative ambitieuse place désormais les professionnels des médias au cœur d’un combat déterminant : l’accès à une éducation sexuelle complète, sans peur ni préjugés. Dans un monde où la désinformation et le silence sur les questions sexuelles mettent en péril la santé des jeunes, la Fondation Reine HANGBÉ, connue pour son engagement en faveur des droits des adolescents et des filles se positionne comme un acteur clé de la dynamique collective en associant les médias au combat. En partenariat avec l’organisation panafricaine Speak Up Africa à travers le projet « Voix Essentielles», elle a initié un dialogue stratégique avec les professionnels des médias ce mercredi 14 Mai 2025 pour faire de l’information un levier de transformation sociale. C’est au siège de la Fondation à Porto-Novo que s’est tenue cette journée de réflexion et de concertation, symbole d’une alliance nouvelle entre société civile et médias pour une cause longtemps reléguée au second plan.

« Cela fait des années que nous œuvrons dans l’Ouémé pour accompagner les jeunes sur les questions de santé sexuelle et reproductive. Aujourd’hui, nous avons l’opportunité d’associer les professionnels des médias pour aller encore plus loin », a indiqué la présidente Victorine KÈMONOU DJITRINOU, présidente de la Fondation. Consciente de l’impact que peuvent avoir les mots et les images dans la construction des normes sociales, la Fondation souhaite faire des médias des partenaires à part entière dans sa croisade contre les tabous, les stigmatisations et les risques liés à une sexualité mal comprise. Elle entend ainsi promouvoir une approche inclusive, responsable et documentée de la santé reproductive.
« Nous voulons éviter les déviances que l’on constate souvent dans les établissements scolaires ou dans les centres d’apprentissage, en renforçant la qualité de l’information diffusée aux jeunes », a poursuivi la présidente. Pour elle, les journalistes, animateurs, chroniqueurs et communicateurs détiennent une part essentielle de la solution. Par leurs productions, ils peuvent déconstruire les mythes, normaliser le dialogue intergénérationnel et ouvrir la voie à des comportements plus sains et plus responsables.

Mais la Fondation ne compte pas s’arrêter là. D’ici octobre prochain, elle prévoit de mener un plaidoyer structuré à l’endroit des autorités municipales, en vue de l’institutionnalisation d’espaces d’échange et d’écoute pour les jeunes. L’objectif est de créer des passerelles durables entre les familles, les enseignants, les décideurs locaux et les adolescents autour des enjeux cruciaux de la sexualité et de la reproduction. Cette journée d’échanges a vu naître une coalition d’acteurs déterminés à agir. Les professionnels des médias présents, unanimes, ont salué la démarche de la Fondation Reine HANGBÉ et promis de mettre leur plume, leur voix et leurs plateformes au service de cette cause noble. Une promesse de collaboration concrète qui augure de lendemains plus éclairés pour la jeunesse béninoise.

Il faut aussi souligner que la journée a été ponctuée d’exercices pratiques et de travaux de groupe. Ces derniers ont permis aux participants de partager leurs expériences, les stigmates rencontrés, ainsi que les enjeux et défis en lien avec la loi sur le droit à la santé sexuelle et reproductive. Un moment intense et participatif qui a renforcé l’engagement collectif autour de la mission de sensibilisation. Dans un pays où la parole se libère progressivement sur les questions intimes, cette initiative sonne comme un appel à la responsabilité collective. Il y va de la santé, de la dignité et de l’avenir de toute une génération.
