Dans un communiqué daté du 19 septembre 2025, Adrien Houngbédji a démenti les rumeurs l’annonçant comme soutien anticipé à un candidat pour la présidentielle du 12 avril 2026. Mais ce texte dépasse de loin une simple mise au point : il est traversé par une confession lourde de sens, où l’ancien président de l’Assemblée nationale évoque le « calvaire » qu’il endure en raison de ses prises de position.

Ce terme, prononcé avec gravité, porte toute la charge des épreuves qu’il traverse depuis ses récentes critiques contre le régime en place. Attaques voilées, isolement politique, pression insidieuse : Houngbédji décrit un fardeau assumé, qu’il relie à son combat pour la démocratie. « Le combat que je mène et le calvaire que j’endure en raison de mes prises de position sont aussi leur combat et leur calvaire », écrit-il, en référence à ses militants et sympathisants restés fidèles malgré l’adversité.
Ainsi, le calvaire de Me Adrien Houngbédji n’est pas l’histoire d’une souffrance individuelle. Il est le symbole d’une résistance collective, celle d’un courant politique élargi bien au-delà de son parti d’origine, et attaché à une vision exigeante de la démocratie. Dans ses mots, se dessine une conviction : ce qui vaut pour lui, vaut pour tous ceux qui refusent les compromissions et persistent à croire en l’avenir démocratique du Bénin.
Ce rappel vient aussi répondre à ceux qui voudraient réduire son éventuel choix futur à une simple logique d’affinité ou d’amitié. Pour le président Houngbédji, soutenir un candidat ne peut se décider à la légère. Ce choix, dit-il, doit se fonder sur la solidité d’un projet de société, sur des valeurs assumées et sur la capacité à rassembler une nation.

À travers ce communiqué, le vétéran de la scène politique béninoise ne livre donc pas seulement un démenti. Il inscrit sa posture dans une dimension plus large : celle d’un homme d’État qui, malgré l’épreuve et la douleur, reste fidèle à ses principes. Le calvaire devient ici le sceau d’une constance, la marque d’un combat mené au prix du sacrifice. À quelques mois d’un scrutin décisif, Houngbédji rappelle aux Béninois que la démocratie n’est pas un confort mais une conquête, et que l’engagement véritable se mesure souvent à l’aune des épreuves subies. En confessant son calvaire, il transforme la douleur en enseignement, et la souffrance en acte politique.
FÊNOU MEDIAS
Près de vous, Près des faits !